Rien n’annonce un univers mouvementé comme un refrain effréné ! Si vous mesurez votre intérêt pour un anime au tempo d’une piste, cette liste est faite pour vous.

En effet, le rythme d’une musique est son âme. Que ceux qui partagent une telle croyance découvrent avec moi quelques chansons, et, qui sait, des univers aussi entraînants que ces dernières.

Les vidéos mettent surtout en avant la possibilité d’un aspect performance accompagnant la culture musicale otaku. C’est pour prendre plus conscience de la réalité sociale de la culture otaku contemporaine, tandis qu’un générique d’anime aura tendance à fictionnaliser la performance.

Sont abordés sans spoilers (une fois le premier épisode vu), par le côté musical, les anime suivants : Yuru Yuri, Rokudenashi Majutsu Koushi to Akashic RecordsKantai CollectionSword Art Online Alicization S2Love Live! Nijigasaki.

 

Blow Out – Konomi Suzuki (192 BPM) – [Rokudenashi Majutsu Koushi to Akashic Records]

 

Commençons fort avec du J-Rock. Si je devais dire qui est ma chanteuse japonaise préférée, j’hésiterais entre Konomi Suzuki, LiSa, et *namirin. Mais celle des trois que j’ai écouté le plus longtemps, et que j’apprécie toujours autant qu’à la première écoute, est certainement Konomi Suzuki. Et 192 BPM est un tempo qui en impose déjà.
Quant à si l’humeur suit la série : le thème du surpassement de soi est abordé dans la série de plusieurs manières. Le côté plus mature du rock résonne aussi avec l’univers dans lequel évolue le professeur que la série suit. Dans ce sens, on peut appeler l’anime un seinen, parce que le protagoniste est lui-même un adulte, qui fait face à ses responsabilités.
 
CHASE! – Kusunoki Tomori (170 BPM) – [Love Live! Nijigasaki Gakuen School Idol Doukoukai]
 

On enchaîne avec un brin plus lent, et toujours des relents de rock, qu’est-ce que vous voulez, c’est mon genre. Mais on s’approche peut-être plus de la J-Pop, vu que c’est le genre musical dans lequel Love Live! (et les idoles en général) s’illustre le plus.
Ce Love Live!-ci introduit un twist de plus comparé aux autres saisons : les idoles sont en solo ! Cette chanson intervient assez tôt dans l’anime : dans les deux premiers épisodes. C’est donc véritablement à sa place, et un moment iconique de la série.
La vidéo est extraite du jeu vidéo Love Live! All Stars. Je n’y ai pas joué, et en ai entendu du mal en comparaison de son prédécesseur vidéoludique, School Idol Festival. Mais en tout cas, il me semble que les MVs pour chaque titre sont une nouveauté que All Stars apporte à la franchise, car du temps que j’y jouais, il n’y avait pas de MVs dans School Idol Festival.
 
Hakkensha wa Watashi – Tapimiru (175 BPM) – [Zero kara Hajimeru Mahou no Sho]
 

Oui, je sais. Je pourrais mettre des extraits d’anime. Mais est-ce que ce serait vraiment amusant ? Là, on a une belle MV, qui innove, qui réinvestit la musique, d’une façon différente de celle de l’anime. Que sinon, on aurait un quelconque isekai assez générique, sans doute des têtes heureuses, puis tristes, un peu de symbolisme par-ci par-là… Clairement, la MV dépasse l’opening.
Les paroles s’accordent bien avec la série et ses personnages. Ma phrase préférée étant : « Disukabaa ! Yuujou tte fantajii ?! » (Quelle découverte ! L’amitié est une fantaisie ?!), parce qu’elle résume très bien les thèmes de la série : la fantaisie, et l’amitié. Un autre point appréciable : les personnages sont développés, notamment Zero, la narratrice, et son amour pour la gastronomie, parce que le goût est une métaphore utilisée dans les paroles.

D’ailleurs, si vous regardez la chaîne de la vidéo, on lit : Lantis. C’est aussi le label musical derrière Love Live!, et donc probablement un colosse de la J-Pop. Un petit coup d’œil aux plus récentes vidéos de la chaîne montre que Lantis peut se permettre de poster du The iDOLM@STER comme ça, un autre classique de la tribu des anime d’idoles.

 
Miiro – AKINO et bless4 (195 BPM) – [Kantai Collection: KanColle]
 

On dépasse enfin le record précédent, à 192 BPM ! Cette fois encore, on peut soupçonner un mélange rock et pop. Ce clip est beaucoup trop stylé. Mettant en scène une narration qui se déroule dans un autre temps et lieu que la performance musicale, il possède une double identité. Usant un coup du noir et blanc, l’autre d’un bleu hyper saturé dans un vaste « hangar », je le trouve génial.
Un autre opening semble faire une citation musicale à cette chanson, et il s’agit de l’opening d’Azur Lane, Graphite/Diamond. Ce dernier, en effet, commence par : « Sore demo mae ni susumu no» (Malgré tout nous continuerons d’avancer), tandis que Miiro possède ces paroles : « Mae ni susumu no ». Référence voulue ou non, je ne sais pas, mais les deux anime se ressemblent tellement, qu’il est impensable pour moi que les producteurs d’Azur Lane n’aient pas analysé Kancolle de fond en comble. Ne serait-ce parce que les fans, eux, auront très vite fait ce rapprochement.
 
ANIMA – ReoNa (193 BPM) – [SAO Alicization: War of Underworld Part 2]
 

Si on peut adresser bien des critiques à la franchise polarisante qu’est Sword Art Online, ce n’est certainement pas celle de lésiner sur la qualité de ses musiques. La vidéo est un enregistrement du concert inauguratif de la saison 2 de Sword Art Online Alicization.
Bien qu’on puisse trouver une meilleure qualité audio autre part, je trouve ça plus charmant et humain, de pouvoir mettre des mots sur un visage. Cette nouvelle tête — au tout cas pour moi — vous sera peut-être connue. D’après MyAnimeList, elle a fait son début musical officiel avec l’ending de Happy Sugar LifeD’après les commentaires du live, elle a commencé par faire des covers sur YouTube.
D’ailleurs, l’opening était diffusé en vidéoprojection derrière elle, vous laissant juger visuellement si vous comptez donner une chance à l’anime. Oui, vous avez peut-être évité Sword Art Online à cause de la réputation de l’anime (Kirito étant un Mary Sue), mais ayant commencé récemment Alicization, je trouve que la franchise se surpasse à chaque opus.
 
Yuriyurararara Yuruyuri Daijiken – Nanamori Chu☆Goraku Bu (175 BPM) – [Yuru Yuri]
 

Dans une économie comme celle de l’animation japonaise, où produire du contenu de façon régulière avec un budget strict est une nécessité, un procédé commode qui plaira aussi aux fans, c’est de faire chanter l’opening par les seiyuu. En effet, les doubleurs sont parfois sollicités pour gérer le côté chansons d’un projet d’anime, ainsi que le côté événementiel. C’est aussi développé dans un anime reflétant la culture et l’environnement de production des anime, Shirobako.
Dans cette vidéo, on sait d’instinct qui chante, car Yuru Yuri est un anime de comédie au cast restreint : c’est soit Kyouko, Yui ou Chinatsu. Une des quatre. Ce sentiment de familiarité entre les spectateurs d’un concert et les chanteurs est probablement rare.
Côté rythme et symbole : Yuru Yuri est aussi chaotique et énergique que les musiques qui le mettent en avant. Un soleil de joie, de paix, de troubles, d’urgences. Un moment à mon sens iconique de la direction de la série est le sakuga (concentration spéciale de la qualité de l’animation durant une scène ou une séquence réduite) du premier épisode, lorsqu’Akari apprend les résolutions de ses amies collégiennes. Il résonne véritablement avec le rythme de cet opening.
 
Et voilà ! C’était un court voyage, mais l’important, ce sont les amis que nous nous sommes faits en chemin les sentiments éprouvés. Petit résumé des anime découverts : Yuru Yuri, Rokudenashi Majutsu Koushi to Akashic RecordsKantai CollectionSword Art Online Alicization S2Love Live! Nijigasaki.
 
Yuriyurararara Yuruyuri Daijiken : https://www.youtube.com/watch?v=5ILQb0JsNDs
 

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