Air Gear, manga dont l’unique auteur est Ôgure Ito et dont l’éditeur est Kodansha, compte 37 tomes, et a été prépublié de 2002 à 2012 dans le Weekly Shônen Magazine. En France, on peut le trouver chez l’éditeur Pika. Ses genres sont principalement le shônen, la science-fiction, la comédie, l’action, le sport et la vie scolaire. L’animé a été adapté à la télévision et fut diffusé pendant le printemps 2006 : on comprend donc que l’histoire entière n’est pas animée, et que l’animation sert principalement d’introduction au manga, et ce en 25 épisodes.

air gear manga

Tel est le synopsis d’Air Gear, rédigé sur Nautiljon par Danshikun. « Itsuki « Ikki » Minami est un collégien plutôt bagarreur vivant chez quatre sœurs, qui l’ont recueilli alors qu’il était encore très jeune. L’une d’entre elles, Ringo, qui est dans la même classe qu’Ikki, est secrètement amoureuse de lui, mais se réfugie derrière ses soi-disant liens fraternels, pour cacher sa timidité. Ikki est attiré par les AT, non seulement à cause d’une fille dont il est tombé amoureux (Simca) qu’il vient souvent voir s’entraîner au même endroit, et de part [pour] les possibilités que ceux-ci offrent. Et c’est dans la maison des quatre sœurs, dans une pièce où il ne devait pas entrer, qu’il va découvrir des paires d’AT appartenant aux quatre sœurs, ainsi que l’emblème de leur équipe, bien que ne sachant pas ce que celui-ci représente. Il s’empare finalement d’une paire d’AT et de l’emblème et sort pour rider. Voilà comment Ikki va se découvrir des dons étonnants concernant la pratique de ce sport, celui dont on dit qu’il sera le prochain roi du ciel. »

La première particularité de cet animé, c’est un mélange des genres entre la science-fiction et le sport. C’est très probablement le seul animé à parler autant des rollers, et Air Gear le fait avec brio : l’aspect communautaire du sport est illustré avec les équipes ; une discipline compétitive s’organise avec le concept des Parts Wars ; les rollers peuvent être équipés de moteurs, et une application permet de lire les données techniques d’une paire d’AT. Ces Parts Wars exposent aussi la dimension urbaine de la pratique, car le terrain de bataille peut par exemple être un lycée durant la nuit.

air gear manga visuel

L’ambiance délinquante s’ajoute au roller pour rendre Air Gear à la fois hybride, cool, et urbain. Cette dernière particularité permet au spectateur de se retrouver dans l’univers de l’animé. Ce n’est pas le seul animé à représenter des délinquants, mais ce point de vue subversif sert à illustrer une société sous un angle différent. Il y a des bandes avec leur emblème, leur territoire, leur uniforme, leur leader… Ce qui permet aussi de rendre l’animé plus coloré, et d’insérer par l’immoralité et l’aura des personnages secondaires de la tension supplémentaire, d’où le genre de l’action. Même la musique rejoint ce point, car dans la musique originale d’Air Gear, on peut retrouver ce qui se rapproche formellement du rap. Le générique de fin, contrastant brutalement avec l’animation colorée, montre du parcours à roller en noir et blanc. Et ce parcours peut se faire dans des lieux plus ou moins interdits, de façon plus ou moins dangereuse. On peut autant associer ce générique de fin au roller qu’à l’ambiance délinquante.

Pour finir, Air Gear est aussi une comédie scolaire avec un triangle amoureux entre Simca, Ringo et Itsuki. Simca rajoute d’ailleurs une part de fan service dans les premiers épisodes, utilisant la nudité pour se rapprocher du probable futur roi du ciel. La dynamique de bandes permet aussi certaines blagues. Le cadre formel organisant la vie des personnages est donc autant propice à la tension et au drame qu’à la détente et à l’humour. C’est pourquoi Air Gear est une série où bien des spectateurs trouveront leur compte. Mais cette nature chaotique peut en rebuter certains, qui idéaliseront peut-être des formes différentes, plus spécialisées.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
27 ⁄ 3 =