Bonjour à vous, cela faisait un moment mais je suis de retour. Aujourd’hui, je vous retrouve pour vous présenter un film court, mais ayant cependant de l’intérêt. Et ceci sur au moins trois axes : à la fois en tant qu’œuvre artistique ; en tant que réflexion entre identité, lien social et avancée technologique ; et en tant qu’illustration historique de l’état industriel de l’animation japonaise en 2009 et 2010. Le but de cet article n’est pas d’analyser dans le fond le film, mais de vous laisser l’apprécier à sa juste valeur.

Amanatsu, dont le titre évoque l’agrume d’été, est un film de 14 minutes produit par Kamikaze Douga (un studio d’animation travaillant sur la CGI, surtout connu pour avoir travaillé sur JoJo, Pop Team Epic et quelques projets courts). L’animé a pour genres la science-fiction. Voici son synopsis d’après la fiche Nautiljon : « Dans un futur proche, on suit la vie d’une jeune fille qui aspire à la mort et d’un robot qui est avec elle depuis toujours. ».

Né d’un projet collaboratif entre Kamikaze Douga et le groupe de musique Nichika à l’occasion du Tokyo International Anime Fair 2009 (à l’époque le plus gros salon dédié à l’animation japonaise au monde), l’animé est devenu un film de 14 minutes l’an suivant. Quand on se rend compte du succès qu’a éventuellement atteint Kamikaze Douga (en septembre, ils devraient travailler avec Star Wars sur Star Wars: Visions, avec d’autres studios comme Trigger), on comprend mieux l’importance des événements commerciaux qui rythment l’industrie.

Sans révéler trop de l’histoire — mais si vous cherchez une review, j’en ai laissé une sur MyAnimeList —, le film n’est pas très audacieux, et utilise bien ses faibles moyens pour toucher le public. Le silence et le bruit supplantent la parole, et l’orange, une simple couleur, en vient à donner tout son sens au titre et à la vie. Le nombre de personnages est réduit à l’essentiel, et pourtant un drame interpersonnel comme personnel en vient à naître : la fable d’un support émotionnel fourni par la technologie.

Ce dernier thème peut être cher à certaines figures de la culture otaku, comme le joueur d’eroge par exemple. Thème qui ne va probablement que grandir en importance, car il y a un marché dans un monde néolibéral consommant et commerçant tout (Gatebox, l’assistant domestique holographique, n’en est qu’une timide annoncée). Cette dernière réflexion n’était qu’un exemple des pensées qui peuvent venir suite au visionnage d’Amanatsu, une expérience qui change peut-être légèrement le regard qu’on porte vers l’avenir.

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