Aoharu X Kikanjuu (été 2015) ou encore Aoharu X Machine Gun est le nom de l’adaptation animée par Brain’s Base du manga éponyme. Le manga est né d’un one-shot du mangaka NAOE, prépublié chez Gangan Online en 2011, puis sont sortis 18 tomes chez Monthly GFantasy de 2012 à 2019 (les deux visant une démographie shônen, et étant édités par Square Enix).

Le synopsis (Nautiljon) va dans ces lignes : « Hotaru Tachibana est une fille qui se fait passer pour un garçon. Dû à des circonstances liées aux retrouvailles avec son voisin Masamune Matsuoka, elle se retrouve dans des sortes de parties d’airsoft, où elle se découvre d’incroyables capacités pour cette pratique. Après avoir pris de l’affection pour cette pratique, elle va y retourner plusieurs fois et va rencontrer de nombreux adversaires plus forts les uns que les autres. »

Élément intéressant, le one-shot commence par l’histoire de Masamune et de son ami (l’autre membre du Toy GunGun), sa vie d’adulte et sa résignation, avant d’exposer sa découverte de l’airsoft. Ainsi, si on prend la licence dans l’ordre chronologique, on peut passer à côté d’une révélation progressive dans l’exécution de l’animé.

Les genres de l’animé sont le sport, la comédie et l’action, mais l’on peut assurément considérer le genre comme un des thèmes principaux. On doit l’animé à Brain’s Base, studio qui s’est notamment consacré au mecha, puis au light novel (Wikipédia). Parmi les animés populaires du studio, il y a Durarara!! (2010), Baccano! (2007) et Blood Lad (2013) : l’action et la comédie se retrouvant dans ces titres, on peut assumer une expertise dans l’exécution d’un des studios majeurs.

La partie sportive de l’animé structure l’intrigue, permettant une montée claire de la tension du début jusqu’à la fin. Même si les armes sont factices, on retrouve des modèles hyperréalistes, comme le Desert Eagle. La référence à des armes mortelles à l’écran confère une ambiance dramatique à Aoharu X Kikanjuu. Enfin, toute la dimension sociale de l’activité sportive, tant comme loisir qu’à valeur compétitrice, sert aux interactions entre les personnages, l’airsoft étant un sport collectif.

Le genre est un des thèmes centraux de l’animé, mais reste plutôt dans le fond, fournissant souvent matière à la comédie. On peut dénoter quelques représentations du genre : la masculinité idéale avec Masamune, un host ; la féminité idéale avec Kanae, l’amie aux cheveux roses de Hotaru ; la transgression du genre dans la figure protagoniste de Hotaru, fille s’habillant en garçon.

On peut aussi considérer que la pratique sportive est pour Hotaru l’occasion d’une agentivité inclusive : l’airsoft est décrit dans l’animé comme fait pour tout le monde, et c’est rare que la société offre aux femmes de se rapprocher des armes à feu, univers mécanique et destructeur. On peut parler d’agentivité car différentes actions du corps lui sont désormais légitimes.

En tout et pour tout, Aoharu X Machine Gun est une série courte de 12 épisodes, qui promet quelques rires, de l’action armée, un cast rafraîchissant et une représentation unique du genre. Si vous trouvez votre compte avec une action assez unique, des relations en conflits ponctuels, et une double vie et ses aléas délicats, voir l’animé peut être une excellente idée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
21 × 20 =