Notation
7/10

Titre : Sunny

Type : Manga

Dessins/ScénarioTaiyou Matsumoto 

Mots clés : Drama, Seinen, solitude

Éditeur JAP : Shōgakukan

Éditeur VF : Kana

VO/VF : 6 tomes (terminé)

Année de publication : 2010 à 2015

Synopsis :

Au Star Kids Home, un groupe disparate d’enfants est aux prises à la fois avec les problèmes quotidiens de la croissance et ceux spécifiques aux enfants abandonnés ou orphelins. 

Leur seule voie d’évasion est le Sunny, une voiture abandonnée qui se trouve un peu à l’écart de la maison. Dans le Sunny, ils peuvent parcourir le monde, aller dans l’espace ou simplement trouver un refuge contre les troubles de leur monde…

Pourquoi le lire ?

Déjà, si le dessin vous dit quelque chose, c’est que c’est du même mangaka que Ping Pong et Tekkon KinKreet (Amer Béton). D’ailleurs, si par le plus grand des miracles Yuasa me lisait, pourrais-tu nous sortir une adapatation de Sunny comme ce que tu nous as fait pour Ping Pong the animation ? Merci 🙂

Ce manga est touchant vu le sujet sensible qu’il traite à savoir les enfants d’orphelinat ou plus généralement le sujet d’abandon (volontaire ou pas).

Autour de ce sujet gravitent des thèmes périphériques comme l’acceptation de sa propre situation, l’acceptation des autres, les fugues, les difficultés scolaires, le sentiment de vide etc etc…

Si je devais essayer de résumer ce manga, je dirais qu’il nous résume une vision mélancolique de la vulnérabilité juvénile quand il s’agit d’affronter les aléas de la vie.

Chaque personnage devra « faire de son mieux » et ne pas désespérer de la vie, c’est une critique aussi des adultes, qui parfois font encore plus mal à des enfants qui n’ont rien de mandé, même si chacun aura son histoire personnelle…

La fameuse Sunny

Heureusement, il y’a le Sunny.
Qu’est-ce que le sunny vous demandez ? C’est la voiture des rêves. Ou plutôt, c’est la voiture avec laquelle il est possible de rêver, de sillonner les espaces infinis de l’imaginaire, de traverser les mondes qu’un esprit jeune et fervent peut continuellement créer et habiter.

Le rebelle Haruo, Sei le taciturne et réfléchi et la douce Megumu le savent très bien, des enfants qui ont été privés de la possibilité de vivre avec leurs proches et donc contraints, par la force des circonstances, de vivre dans un orphelinat.

Nos protagonistes sont obligés de se confronter chaque jour aux questions auxquelles il n’est souvent pas possible de répondre: qu’est-ce que la mort? Qu’est ce que la vie? Pourquoi es-tu malade? Pourquoi sommes-nous abandonnés?

Mais ce qui met le plus en évidence l’énorme valeur de Sunny est sans aucun doute la grande capacité avec laquelle les espaces étroits – mais fondamentalement pleins d’affection et d’empathie – de l’orphelinat sont confrontés aux endroits froids, immenses et sans âme des lieux urbains, comme pour dire que la difficulté d’affronter ce que l’on ne sent pas intime réside simplement dans le rapport impitoyable entre l’anonymat des surfaces et leur extension annihilante. 

Sunny nous fait réfléchir et repenser notre comportement quand nous étions petits, comment nous avons affronté notre enfance, combien de choses nous ont été imposées et combien nous ont été données. 

Je me suis habitué au style de dessin du mangaka mais le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est spécial.

Je ne vous cache pas que j’ai eu du mal à lire ce manga, peut-être à cause des bulles un peu trop chargées à mon gout. J’ai du me forcer à le continuer à cause de ses qualités intrinsèques.
J’espère donc que cette petite découverte vous permettra peut-être de vous trouver un nouveau manga fétiche.

Sur ce, à la prochaine. 

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