Le coronavirus, qu’on fait dater à décembre 2019, a provoqué une crise mondiale. Non seulement sanitaire, mais également économique et sociale. Un autre aspect de ce virus, auquel on ne pense pas forcément, c’est la léthargie de la vie culturelle. Y compris dans la sphère otaku française.

LaNovel Édition, maison d’édition fondée en 2019 à Savignac-de-l’Isle en Gironde, spécialisée dans la traduction de light novels, mentionne dans sa campagne de collecte de fonds les raisons de ses difficultés économiques : « Participation […] à la convention Jonetsu annulée » ; « participation pour le lancement du volume 3 d’Infinite Dendrogram à la convention d’Animasia annulée ». L’explication rigoureuse et transparente du « parcours pour aventuriers de l’extrême » se termine sur une dernière note dramatique, et la formulation d’un espoir.

Cependant, nous arrivons au bout de ce parcours et sans un coup de pouce de votre part, cette belle aventure pleine de promesses prendra fin. Ce sera avec beaucoup de regrets, mais aussi de fierté d’avoir parcouru ce chemin en partant de notre passion, de notre amour du Japon et du livre.
En effet, il nous manque le budget nécessaire à l’impression des volumes 4/5/6 d’Infinite Dendrogram et de DÉTECTIVE AI.
En 2021, nous souhaitons poursuivre nos séries tout en vous proposant d’autres licences afin de développer notre catalogue. Nous restons avant tout des lecteurs qui désirons, comme le public, toujours plus de titres à découvrir.
Alors, permettez-nous de continuer cette odyssée avec vous en 2021,
SOUTENEZ LANOVEL ÉDITION !!! »

Comme l’argumente avec vérité la campagne, la maison d’édition vient combler « le manque de diversité sur le marché français concernant le Light Novel comparé au marché japonais qui compte des milliers de licences ». Et ceci tout en « [réévaluant] à sa juste valeur les métiers de traducteur, adaptateur, correcteur, infographiste, lettreur, qui sont malheureusement bien souvent gardés dans l’ombre du monde du livre avec des conditions d’emploi précaires. ».

Environ un mois après le lancement de la campagne, on peut se soulager du sauvetage de la maison d’édition, acteur émergent d’une culture à peine connue en France. L’année commence donc bien pour les fans de light novels, car la maison d’édition a récolté plus de 47 500€. Pour plus connaître la maison d’édition, voici une émission à laquelle son personnel a participé :

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