Bonjour bonjour. Vous savez, c’est bien beau de faire des tops des sorties de 2020, mais il y a aussi tout un tas de hors-saison qui méritent d’être mentionné. Il est difficile, voire impossible, de dédier un article (ou une vidéo, fin vous voyez l’idée) à tout ce qu’on fait, surtout quand on a besoin d’avoir réellement quelque chose à dire sur l’œuvre pour le faire. Donc aujourd’hui on va se poser un moment et on va causer de mon année 2020 en général, mes coups de cœur et conseils, petites et grandes découvertes. Beaucoup de très bons trucs, et encore plus de bons, donc ça va être un peu long ! Après ce ne fut pas une grosse année niveau visionnages, donc il y aura quand même beaucoup de récents. Et pour une fois, j’ai aucun disclaimer à faire vu que je ne vais rien spoiler ni dire « Je ne suis qu’un amateur » puisque c’est évidemment subjectif, incroyable. Je vais commencer par faire une petite présentation des règles que je me suis posées pour cet article et les animes que ça a éliminé par règle.

Pas de rewatchs : Toji no Miko et Evangelion auraient tous les deux atteint le top sinon, mais bon, c’est pas fair.

Pas de Fate : C’est trop simple sinon, j’aime trop cette licence. Il y avait Fate HF III top 3 sinon, + Fate Babylonia deuxième part.

Pas de shorts : Je n’ai pas envie de classer Gotcha! et Puparia alors que je les aime beaucoup. Je ne veux pas comparer des trucs de 4 minutes avec le reste.

Pas de trolls : Parce que je n’ai pas besoin de préciser que la S2 d’Opantsu écrase le reste sinon, se référer à mon précédent article sur le sujet si vous ne voyez pas de quoi je parle.

Si j’ai vu une majorité de l’anime en 2020, il compte : Donc si j’ai start en 2019, mais fini en 2020, ça passe. Ca me permet de compter deux animes en particulier, le 18ème et le 4ème.

Les suites et les films comptent.

Parmi ceux dont je ne parlerais pas parce-qu’ils ont pas atteint le top, j’ai envie de mentionner (de tête) Macross (premier du nom), Kaiba, Tokyo Magnitude 8.0, Shinigami no Ballad, Kakushigoto et la S2 du Baki de Netflix qui méritent toute votre attention également. Et laissez sa chance à Pet, il est imparfait mais plutôt intéressant et original.

Je n’ai pas mis Tenshi no Tamago, car je pense ne pas l’avoir assez compris, je ne mérite pas encore de le classer. Mais faites-le, il est excellent.

25) Sword Art Online: Alicization - War of Underworld 2nd Season

Non non restez svp, je vous jure ça sera un vrai top ! 

Mais bon, cette saison quoi. En vérité, il devrait être BIEN plus haut si j’avais pris que mon plaisir de visionnage en compte, mais je l’ai pas mal baissé sur le fait qu’il est plutôt nul en vérité (et aussi car je n’aime pas trop les derniers eps). Cependant, je ne vais pas nier que mon rush des eps 1 à 10 une fois fini fut un excellent moment de divertissement, j’aime beaucoup Vassago depuis et la scène d’où vient l’image de présentation est pratiquement ma scène préférée des animes de 2020 (et si je faisais un top, cette saison de SAO aurait d’autres places). Bref, si vous êtes pas trop focus sur le scénario et que vous vous laissez porter, SAO Alicization S2 est une pépite d’animation et de moments stylés, c’est pour ça que j’avais envie de le mentionner. Maintenant, est-ce que ça vaut de rattraper tout SAO pour voir ça, pas vraiment, allez sur Youtube et grattez tous les passages badass suffiront.

24) Babylon

C’est l’antithèse de l’autre. J’ai que 6/10 aux deux, mais pour des raisons parfaitement opposées. SAO c’est car je trouve ça nul mais j’ai adoré le regarder, Babylon hors trois ou quatre scènes spécifiques j’ai pas vraiment aimé le regarder, c’est même plutôt plat (à cause de son réalisme sûrement), mais je trouve le fond de l’œuvre excellent. Idéologiquement, j’adore cette œuvre, il y aurait des tas de choses à dire sur sa perception du suicide, de la mort. Adaptée d’un roman (et ça se sent), cette œuvre suit la déchéance d’un enquêteur talentueux et très droit dans ses bottes face à deux antagonistes aux compétences incroyables et aux ambitions malsaines (vu par la norme), que ce soit à la lumière des projecteurs (un homme politique) ou dans les faces les plus sombres de la société (une assassine caméléon). L’œuvre est sombre et met à mal les termes de « bien », de « justice », de « vie » même. La direction est fascinante, la politique (et ce qu’un enquêteur peut faire contre ce milieu) est au centre de l’œuvre, et ça parle de thèmes très peu courant en anime, en tout cas sous cet angle-ci. Je le reverrais sûrement un jour pour me concentrer plus sur son fond, en attendant je le mets ici.

23) Akudama Drive

Anime cyberpunk très sympathique, on suit l’histoire de criminels d’élite dans un monde envahi par la criminalité, qui sont chargés d’une mission qui les amènera à se battre contre les institutions en place elles-mêmes. Akudama Drive repose pas mal sur sa palette de personnages charismatiques et excentriques qui jouent sur leurs clichés respectifs, avec une superbe direction artistique très maîtrisée et qui manie parfaitement les couleurs et certains effets visuels style la pluie qui donne des scène superbes graphiquement (particulièrement dans le 5ème épisode, à mon sens). C’est très stylisé, mais ça a un charme certain qui retransmet l’aspect crève-l’œil de l’esprit de la série. Mais non loin de se reposer sur son excentricité permanente (créateur de Danganronpa sur le projet, après tout), on a un univers qui, bien que limité par le format, a un certain intérêt dans son côté sombre et déviant, à travers les différentes révélations qu’on aura dessus et les raisons de la mission des personnages principaux. Un original très intéressant à essayer, qui ne gagnera pas à tous les coups, mais qui offrira, dans le pire des cas, quelques très bonnes scènes d’animation et un jeu de couleurs parfait.

22) Doukyuusei

Film d’une heure à peine, Doukyuusei est un shounen-ai montrant l’histoire d’un couple de lycéens homosexuels. Si Hikaru (celui de gauche) est de nature décontractée et s’assume parfaitement, Rihito (droite) est un étudiant modèle qui a beaucoup plus de mal à accepter son homosexualité et ses sentiments, particulièrement à l’approche des examens pour l’université qui décideront de son avenir. Cette relation quelque peu compliquée entre deux mecs que tout oppose (un classique) est très bien traitée ici, même si on n’aime pas vraiment ce genre de trucs, c’est avant tout une (très) bonne romance avec des personnages bien écrits (dans les limites de son format, évidemment). On me l’avait conseillé un peu au pif et j’avais essayé le soir-même, car je n’avais rien à faire, je n’ai pas été déçu, l’humour est bon, les sentiments sont palpables et on s’attache aux deux lascars, particulièrement au côté très franc d’Hikaru qui a un certain charisme. Si on n’est pas allergique à deux mecs qui s’embrassent, c’est une petite expérience à faire et qui vaut le détour !

21) Enen no Shouboutai: Ni no Shou

J’aime beaucoup Fire Force, et ça me fait mal de le mettre aussi bas, mais bon, j’ai préféré le reste et c’est le jeu. Maintenant, encore une saison super cool de ce qui est probablement mon shounen préféré de sa génération. Toujours ces visuels géniaux jouant sur des effets stylisés (on n’a pas les plumes, mais on a les filets d’Inca cette fois qui sont tout aussi beaux), cette palette de personnages charismatiques et des arcs plutôt intéressants qui sur cette saison 2 préparent tous un grand final qui j’espère arrivera en anime dans une saison 3 (peu probable vu les ventes de Blu-Ray au Japon, mais laissez moi espérer svp). En attendant, cette saison est dans la continuité de la deuxième moitié de la précédente, des arcs cours, mais puissants, avec des mises en places tranquilles et des finaux éclatants qui me marquent, personnellement. Puis dans cette saison Tamaki, qui était le plus gros défaut de la S1, devient un peu mieux, donc on y gagne !

20) Kurenai no Buta

Je ne l’avais pas aimé quand j’étais petit, mais la redécouverte de Porco Rosso était une très bonne expérience (oui j’ai dit pas de rewatch mais quand c’est un cas pareil ça compte). Je n’ai plus besoin de présenter Ghibli et Miyazaki, donc concentrons-nous sur le film lui-même. Une petite perle, qui, bien que loin de mes films/Ghibli favoris (Arrietty 4ver), est une expérience visuelle incroyable et très maîtrisée, avec toujours ses magnifiques panoramas, une animation exemplaire sans aller dans l’excentricité, une fable volante jouant avec humour d’un contexte difficile de guerre et traitant de l’aviation, sujet cher à Ghibli qu’on retrouve dans d’autres de ses projets. Porco et Fio sont des personnages attachants qu’on a plaisir à suivre et qui ont une très bonne dynamique ensemble, qu’elle soit comique ou thématique. Une preuve de la maîtrise de Ghibli dans ce qu’il fait, ici une belle comédie avec un sous-texte engagé très bien mené et qui donne plusieurs niveaux de lecture, et lui donnant comme Chihiro ou d’autres, un côté tout public très abouti et toujours juste. Un classique à rattraper si ce n’est pas fait. 

19) Gleipnir

Ca me brise le cœur de l’avoir si bas aussi, les dures lois de la compétition. Maintenant, j’adore Gleipnir, vraiment. C’est comme Mirai Nikki ou Happy Sugar Life, c’est parfaitement mon genre de délire. Un setting simple, mais qui crée parfaitement l’ambiance malsaine où folies, égoïsme, combats à mort, déchéance et secrets inavouables s’entremêlent. J’ai prévu pour 2021 un article pour expliquer ce qui pour moi donne leur charme à ce genre de séries, mais perso je suis très sensible à ce côté pervers et pseudo-mature de ce genre d’œuvres, parce que même si c’est avant tout un divertissement pour ado, ça reste des œuvres qui montrent un monde différent, où le surnaturel se mêle à ces rêves sombres que des personnages veulent exaucer et qui les pousse à accepter leurs parts sombres. Bref, pas spécialement un anime que je recommande, mais un anime qui correspondait à mes attentes et devant lequel j’ai passé beaucoup de très bons moments. 

18) Vinland Saga

Askeladd. Est-ce que j’ai besoin de dire plus ? Un personnage dont j’avais beaucoup entendu parler depuis des années, mais que j’ai découvert qu’avec l’anime, étant beaucoup moins mangas. Il a mérité sa réputation, il supporte tellement l’œuvre, un excellent personnage sur tous les plans. Maintenant, Vinland Saga, c’est aussi autre chose. Un univers original dans son médium, une alliance très juste entre les thématiques adultes et le travail historique, et l’action dynamique et le côté surréaliste (Thorkell), mettant Vinland Saga, comme Seirei no Moribito, dans le meilleur entre deux lui permettant de plaire à n’importe quel public. Une œuvre à l’histoire parfaitement menée, pleine de rebondissements, qui ne brille pas forcément par ses thématiques, mais très entraînante et son utilisation intelligente de la religion, le rapport à la barbarie et à la vengeance, dans un environnement transitoire entre nomades et univers féodal. Un manga déjà culte à découvrir ici en anime sous ses beaux jours.

17) Perfect Blue

Il ne mérite pas d’être aussi bas non plus, celui-là, et je vais probablement me faire insulter pour ça. C’est un film fascinant, et je ne saurais en parler en détails mieux que l’article de Sakutarou vers lequel je vous renvoie, il est sur ce site. Je l’ai vu avec lui d’ailleurs, pendant une IRL. Absolument parfait sur le plan de la mise en scène, c’est sur le plan thématique qu’il m’a moins touché que d’autres du classement. Néanmoins, son alliance entre fiction et réalité, son jeu intelligent de ce qui est vrai ou faux, faisant écho à la fausseté des Idols et à leurs sentiments profonds, son ambiance perturbante, sa course-poursuite permanente avec le spectateur et sa compréhension, offrent un film proche d’être un chef d’œuvre de son médium, qui peut être pris sous divers angles et apporter de multiples expériences au fil des visionnages. Une référence à avoir, absolument.

16) ID:Invaded

Que c’est bon, ID:Invaded. Original sorti avant le Covid, on suit une équipe d’enquêteurs assez spéciaux puisque leur méthode pour débusquer les criminels est de les identifier grâce à leur envie de meurtre sur les scènes de crimes, qu’ils récupèrent et analysent grâce à une machine qui les plonge dans leur subconscient, représentation métaphorique de leurs modes de pensées en tant que tueurs. Ca fait sens quand on regarde. En attendant, c’est un anime extrêmement complet, particulièrement pour un 13 eps, exploitant très bien sa palette de personnages et ses possibilités thématiques. Les persos sont très réussis, particulièrement Hondomachi qui est différente des premières impressions qu’elle donne. Un anime plein de justesse, mettant en scène des tueurs en série divers et variés, avec une utilisation intelligente de son approche métaphorique et des mondes plus ou moins virtuels, et mêlant la rationalité à l’inexplicable, montrant la justice et l’envie de meurtre comme deux faces d’une même pièce. Un anime brillant et sous-estimé.

15) Hotarubi no Mori E

Film de 40 minutes, d’une œuvre courte de l’autrice de Natsume Yuujinchou, ce film est une parfaite maîtrise de l’ambiance et des sentiments, assez proches d’un épisode de Natsume ou Mushishi, donc une référence à faire pour les amateurs de Youkais, de rapport à la nature ou au mystique. Même au-delà de ça, il s’agit d’un véritable conte, une belle histoire de l’amour entre une jeune fille et un être maudit. Une œuvre dure à décrire en longueur, mais qui brille par sa subtilité, sa sensibilité, son naturel et surtout sa finalité. Prenez le temps de l’essayer, c’est une perle rare.

14) Tenki no Ko

J’ai failli en faire un article en sortant du cinéma, puisque je l’ai vu le jour de sa sortie en France. J’ai adoré Tenki no Ko. Visuellement impeccable et magnifique, un casting vivant et complémentaire (loin des randoms de Your Name hors-Taki, pour moi), un humour parfaitement géré, les feels étaient présents (le plus important). Le film souffre légèrement de pas mal d’imprécisions (notamment sur le mec principal) mais perso l’œuvre tel qu’elle est m’a suffi, un conte moderne d’un gars en fugue qui se cherche une place d’adulte dans une société qui cherche à le laisser à sa place d’adolescent, et qui la trouvera dans son rapport avec une fille aux pouvoirs surnaturels qui peut aussi bien apporter le bonheur à l’individu que le malheur au monde. Une très belle œuvre pleine de sentiments, touchant à des questions sur l’action contre l’inaction face à des enjeux importants (risquer sa famille, risquer son amour, à quel prix) et avec un final thématiquement osé, mais sentimentalement magnifique. Bref, Tenki no Ko est pour moi excellent. 

13) HameFura

Tu ne fais pas plus personnel, c’est une comédie. Mais HameFura, c’est plus que ça. C’est un jeu avec des codes, une danse avec les règles, un mariage avec les références. Il s’agit d’une parodie de visual novel et d’Otome (Reverse Harem, j’ai fais un article dessus et je regrette de l’avoir fait avant de voir cette série). L’histoire d’une fille transportée dans son VN comme étant la méchante et qui utilise ses connaissances du jeu pour changer son destin. Le troll, c’est qu’elle règle son destin très tôt, mais est encore persuadée de se diriger vers sa fin, parce-que un destin est censé être fixé. Du coup, la comédie tient dans le fait que Katarina est consciente d’enjeux qui n’existent plus, et en même temps, c’est un harem avec une héroïne dynamique et hilarante (à mes yeux) qui se construit un harem alors que justement elle est trop concentré sur son objectif de ne pas choper sa Bad End pour y faire attention. Une comédie intelligente et bien menée, qui se joue de son environnement pour créer une œuvre à divers plans. Et le dernier arc, plus sérieux, est très beau et très bien raccordé à la fois aux thématiques, mais aussi au parcours de Katarina et aux origines vidéoludiques de ce monde. Cet anime n’a peut-être pas l’ambition de la plupart du classement, mais il a eu mon amour.

12) Kuroshitsuji Movie: Book of the Atlantic

Je le met un peu plus bas que ce qu’il mériterait car je connais Black Butler depuis 2016, le côté surprise il est un peu mort. Maintenant, j’ai tellement adoré ce film. Continuité du déjà excellent Book of Circus, Book of Atlantic exploite l’environnement d’un bateau pris dans une guerre entre différents partis pendant une sorte d’invasion zombie. Plein de révélations notamment sur Undertaker et sur Elizabeth Midford, superbe visuellement avec beaucoup de très bonnes scènes (autour des deux précédemment cités, mais pas que), ce film c’est simplement une merveille pour ceux déjà fan de l’univers de Black Butler en anime (je sais pas ce qu’il vaut en tant qu’adaptation). Mention spéciale aux deux grosses scènes de flash-back qui ont un style visuel très prononcé, mais très bien fait.

11) Oniisama E

Oniisama E, on va commencer par la base. C’est pratiquement mon anime préféré en terme de visuels/mise en scène (avec Houseki no Kuni). Ne serait-ce que pour ça, il mérite d’être visionné, une merveille pour les yeux, avec des dizaines, centaines de plans comme celui au-dessus, en Harmony Cell (une image fixe qui est un dessin stylisé ou une peinture, qui apparaît pour accentuer une scène particulière). Ce procédé, typique d’Osamu Dezaki le réalisateur, est usé jusqu’à la moelle, mais mené à son apogée, donnant un anime très peu animé, mais qui arrive à briller par ses magnifiques visuels et son style marquant. Maintenant, j’aime moins l’anime sur le plan de l’histoire et les personnages, ce qui a fini par le baisser par rapport à ceux au-dessus de lui dans ce classement. Après, ce n’est pas du tout inintéressant non plus, on suit l’histoire d’une fille plutôt modeste qui est intégrée dans l’élite de son école et qui doit y survivre malgré les coups fourrés, les rivalités, et les obligations qu’apporte son nouvel environnement en échange de ses nouveaux privilèges. Critique de l’élitisme, des clubs privés, des systèmes à résultats et des écoles bourgeoises en général, Oniisama E brille de l’expérience de l’autrice de Versailles no Bara qui, associée à un si grand réalisateur, permet l’arrivée d’une œuvre remarquable, qui mérite d’être visionnée.

10) Aria the Avvenire/the OAV: Arietta

Trop bon pour être bas (ça reste ARIA), trop court/à part pour être haut (ce sont des OAVs), j’ai décidé de lui accorder l’entrée du top 10 uniquement, parce-que je parle uniquement d’eux, pas de la licence entière ici (sinon il serait top 3). Maintenant, ce sont des excellents OAVs, qui méritent de porter le nom ARIA. Si le premier de Avvenire est pas si bon que ça (fin il est plus que bon mais pas Aria-tier), tous les autres sont des bijoux, avec tout ce qui fait la force de l’œuvre, son environnement (et l’utilisation de celui-ci), son ambiance, son humour, sa beauté, sa subtilité, et surtout, sa bonne humeur et le sourire qu’elle nous apporte. Développant plusieurs sujets dont je vous laisse la surprise, ce sont des compléments parfaits aux séries que je vous recommanderais, elles, autant que je recommande les deux premiers de ce classement. Foncez voir ARIA, un des meilleurs animes. 

9) Mushishi

Un classique que je n’avais toujours pas vu. Je n’ai pas encore vu les Zoku (qui seront sur le classement 2021, assurément), mais la première saison de Mushishi lui permet déjà d’aller si loin, et il ira plus haut à l’avenir. C’est basiquement ce que j’ai dit pour Hotarubi no Mori E plus tôt mais en amplifié. Une ode à la nature, au mysticisme, à la subtilité. Une des forces de Mushishi est son inventivité, non loin de créer un métier, il crée un monde, des créatures avec leur propre mode de vie, et des études qui sont faites sur eux. Chaque histoire est unique, profonde, opposant la simplicité de la vie à la dureté que le surnaturel, l’incompréhensible, le divin, ce qui nous dépasse, y apporte. Sa variété d’histoires, pouvant aussi bien être tranquilles qu’être incroyablement dures, se finir bien comme mal, posent une ambiguïté qui joue sur l’ambiance parfois mouvante, toujours excellente, de cet anime. Loin d’être idéalisé, le monde de Mushishi fait vrai, avec ses habitudes, ses règles, ses réussites et ses erreurs, mais surtout, sa justesse. Un anime qui mérite sa réputation.

8) Yoru wa Mijikashi Arukeyo Otome

Film associé à Tatami Galaxy, qui est un de mes animes préférés, le film Night is Short est une des nombreuses réussites au compteur de Yuasa, célèbre réalisateur qu’on ne présente plus. Dynamique, s’autorisant tous les excès, fidèle à l’esprit de Tatami, on y suit Kurokami no Otome, une jeune fille insouciante qui se laisse porter par les événements d’une nuit festive et qui finit par faire de nombreuses rencontres, que ça soit un collectionneur de gravures érotiques, des étudiants ou vieillards en pleines beuveries, des acteurs de comédies musicales, le dieu des livres d’occasion ou encore des personnages de Tatami Galaxy eux-mêmes. Le hasard de ces rencontres et de celles de son admirateur secret créent un énorme engrenage où tous les personnages se rejoignent, où tout se connecte, toutes les relations prennent sens. Si l’œuvre a un message à dire, accentué par la dernière phase du film, c’est l’accent mis sur les liens, la connexion entre les êtres, et l’importance des relations et des rencontres, et qu’on ne peut vivre seul car on est tous lié aux autres (par le fil rouge du destin, comme dirait Ozu). Cette nuit fantastique m’a happé dans son rythme effréné et ses rencontres, ce parfait écosystème en terme de mise en place et d’interconnexions, et surtout, sa finalité qui apporte beaucoup à la décousure du film qui passe par de nombreux lieux et personnages pour ses 1h30 de durée. Bref, un excellent film.

7) Seikai Series

Seikai no Monshou et ses suites, les Seikai no Senki, sont des pépites. Dans ce space opera, on suit les histoires de Jinto, un humain rentrant dans la noblesse impériale d’un peuple extraterrestre, les Abhs, suite à la trahison de son père qui a vendu sa planète contre ce statut, et sa relation avec une des princesse de ce peuple, Lafiel. Ces deux-là, à travers leurs expériences dans l’armée, vont se rapprocher et gagner en maturité, en partant du plus bas pour devenir des membres importants pour leur peuple. Loin d’être des héros, des légendes, ce sont deux adolescents en plein développement psychologique, membres lambdas d’une armée démesurée qui fait la guerre à la moitié de leur galaxie. C’est cette simplicité, cette modestie, qui rend ces héros si humains, qui doivent s’occuper des petites tâches, et d’un petit groupe dont nous sommes très proches, puisque toute les batailles se passent entre humour et sérieux dans ce simple vaisseau (à partir des Senki, Monshou se concentre sur la rencontre des deux protagonistes). Ce côté élément d’une chaîne, on le vit surtout car on connaît toute l’échelle de commandement, autre panel de personnages attachants et accentuant la démesure mêlée à l’humanité de cette armée. Œuvre très lente, très portée sur le dialogue (ces dialogues étant excellents), c’est une œuvre méconnue, malheureusement incomplète, mais fascinante et toujours juste.

6) Zoku Owarimonogatari

Ce n’est limite pas marrant de le mettre là tant c’est donné. C’est du Monogatari quoi. Je vais juste dire qu’évidemment si on comptait la licence, il serait top 1, maintenant, c’est seulement Zoku ici, qui n’est pas un de mes arcs préférés individuellement. Mais bon, Monogatari quoi.

5) Paprika

Paprika, encore une œuvre de Satoshi Kon dans ce classement. Que dire de ce film ? Je suis fasciné par son ambiance visuelle, par son esprit, par la folie qu’elle dégage. Paprika, c’est le mélange de l’incompréhensible avec le réel, un jeu avec le monde à la manière de Perfect Blue, mais avec une approche plus proche du surréaliste qui a su me happer dans son ambiance mystique, rêveuse, son étude du subconscient et de l’impossible qui s’en dégage. Ayant pour sujet les rêves, ce film joue beaucoup sur son côté très visuel, j’ai eu le même effet devant que devant Puparia ou Kanashimi no Belladonna, être mis devant ce qui nous dépasse, ici le fictif qui prend le pas sur la réalité, des mondes avec leurs propres règles qui se mélangent à nos règles. Cela crée un parcours très libre, très libéré des carcans du réel pour nous porter vers un univers psychédélique, dont le sens est absent, mais la présence est profonde de sens, mettant les personnages face à leurs extrêmes, leurs profonds désirs et remords. Si le film n’est pas aussi parfait que Perfect Blue sur le message, j’en suis sorti avec une impression beaucoup plus forte, l’impression d’être sorti d’une œuvre qui me dépasse, l’impression d’avoir vécu une expérience unique aux confins de la fiction elle-même. Et pour cela, je trouve ce film digne d’entamer ce top 5 rempli d’œuvres au panthéon des animes m’ayant marqué. 

4) Ergo Proxy

Ergo Proxy, probablement l’anime qui se coltine le plus une réputation de « branlette intellectuelle ». Maintenant, pour moi, c’est une merveille, un anime d’une incroyable puissance. Avec une atmosphère dantesque et toujours excellente, jouant parfaitement sur son ambiance typique de cette période style Lain ou Gunslinger Girl, Ergo Proxy c’est l’histoire d’un monde détruit, d’un homme ravagé par l’incompréhension de sa propre existence, d’une maladie qui ronge les robots en leur donnant la capacité de penser, et d’une dystopie vouée à l’auto-destruction. Le voyage de Vincent Law pour découvrir ses origines l’amènera à visiter d’autres villes, d’autres lieux déjà détruits, accentuant encore plus le côté pervers de cet univers de tous les excès, de tous les secrets, de tous les oublis. L’anime a le défaut de se perdre souvent lui-même en essayant de rendre les choses plus compliquées qu’elles ne le sont, qui lui donne un air prétentieux. Mais avant tout, pour moi, c’est une fable typiquement désespérée tel que je les adore. Les humains vont vers leur fin, ce voyage nous mène dans les profondeurs de leur perte, de leurs erreurs, et de la psyché humaine autour de ses quelques personnages majeurs, symbolisant chacun l’un des vices qui pousse l’humanité à sa fin. Et au milieu, Pino, jeune robot ayant acquis une conscience, touche d’innocence et de sincérité dans un monde dont les derniers repères s’effacent au rythme des épisodes. Une œuvre fascinante et plus que mémorable. 

3) Shiki

Shiki, c’est une œuvre qui était faite pour moi. Je l’ai retardé des années, mais le résultat fut à la hauteur de mes attentes. La thématique de la monstruosité de l’être humain est un truc classique, mais toujours terriblement efficace, et ici, il y a vraiment tout ce traitement autour de l’opposition entre les villageois et les vampires et les soucis de chacun des camps, ça se rapproche beaucoup niveau psychologie de l’arc final de la S2 de Jigoku Shoujo qui est dans ce qui m’a le plus marqué en tant que fiction. Il y a beaucoup de personnages, mais ils ont vraiment réussi à créer une micro-société crédible et impactante qui rend la violence de plus en plus présente vraiment frappante, où personne n’est épargné et les focus sur chaque personnage même secondaires qui se font dans toute la série permettent d’aborder beaucoup de thématiques autour de la mort, du deuil, de la paranoïa, du déni, de la colère ou de la peur, de tout un panel d’émotions négatives, mais profondément humaines, dans ce contexte de grand remplacement qu’on peut sûrement rapprocher d’événements plus réalistes. C’est un anime très noir, vraiment très intelligent (pour moi) dans sa construction et son analyse de l’humain. C’est froid, dérangeant, malsain, empreint de négativité et de nihilisme, rendant la vie faible, absurde et manipulable, mais pourtant ça crée quelque chose de fort, de marquant et de terriblement humain.

2) Les Misérables: Shoujo Cosette

Est-ce que j’ai besoin d’aller plus loin ? Adaptation anime des Misérables de Victor Hugo, cette version audiovisuelle, si je ne sais pas si c’est une bonne adaptation, est pour moi une excellente œuvre en soi. On y suit toute une panoplie de personnages particulièrement touchants dans leurs problèmes variés, mais toujours rattaché à leur place dans la société. Cosette, petite fille maltraitée par sa famille « adoptive » (plus compliqué), Jean Valjean l’ancien criminel reconverti, mais toujours chassé pour ses méfaits que la société ne lui pardonnera jamais, Javert le policier obsédé par les lois et persuadé que les criminels le sont à vie, Marius l’étudiant qui se sépare de sa famille et qui se rapproche d’un groupe de jeunes voulant changer la société, et j’en passe de nombreux. Les Misérables, à travers ses nombreux personnages qui évoluent beaucoup et surtout subtilement, à travers leurs vies et leurs rencontres avec les uns et les autres, créent un engrenage où les existences dispersées se rejoignent, se séparent, et parfois, tout éclate. Entre richesse et pauvreté, crime et ordre, calme et révolution, c’est toute une vision d’ensemble d’une société difficile que l’on traverse, et si l’époque n’est plus d’actualité, l’esprit est toujours le même : l’homme face à son quotidien, ses besoins, ses sacrifices, sa place dans le monde, et la manière de se la construire. Un anime, qui, au moment où j’écris cet article, a brillamment atteint mon top 25 tout anime confondu. Mais ce n’est pas le seul.

1) Top wo Nerae 2! Diebuster

Alors lui, j’ai carrément fait un article entier dessus donc si vous voulez les détails, je vous invite à le lire. Maintenant, il est bourré de spoilers et accessible uniquement en ayant vu l’œuvre entière, donc abordons l’œuvre à part. 

Ce n’est pas vraiment mon genre d’animes habituellement, même si j’aime bien Gainax et Trigger, mais Diebuster pour moi ça a été une révélation. L’œuvre, bien que courte, est bénie d’une telle puissance à toutes les échelles que j’étais obligé d’en tomber amoureux. Suite directe du culte Gunbuster, dont il souffre d’être le petit frère autant qu’il en bénéficie, il se passe pas moins d’environ 10 000 ans plus tard. Le personnage principal, Nono, est une jeune robot ambitieuse qui rêve de devenir pilote et d’aller dans l’espace, rêve inaccessible parce que seuls de très nombreuses années d’études lui permettraient de faire cela, parcours très souvent abandonné en cours de route car exagérément difficile. Le passe-droit, c’est d’être un Topless, une sorte de groupe d’élite qui sont les seuls capables de contrôler les Busters Machines, armes ultimes contre les Space Monsters, des envahisseurs. Cette capacité ne s’obtient pas par les efforts, c’est un talent inné. L’œuvre, de manière générale, prend pour sujet ce rapport entre les efforts et le talent, l’élitisme et le statut acquis contre le statut obtenu, l’orgueil des puissants et leur rapport à leur propre puissance, leur condition sociale, et les êtres inférieurs. Dans un univers extrêmement complet pour sa longueur, Diebuster joue parfaitement, à divers plans, sur la thématique précédemment cité, mais également sur les thèmes de la science et ses limites, et où l’homme devrait arrêter son évolution. Ma meilleure découverte de l’année, une véritable pépite sous-estimée et qui ne devrait pas être considérée comme uniquement une œuvre à sakugas, comme j’ai pu le voir dans diverses critiques.

Et voilà. J’ai essayé de faire plutôt court (un paragraphe chacun) donc des fois, je ne retransmets pas les œuvres à leur juste valeur, mais j’espère que vous aurez apprécié cet article et je suis disponible pour plus de détails sur les œuvres mentionnées, ça fait toujours plaisir ! Bonne année 2021, qui j’espère sera riche en visionnages pour moi comme pour vous (mais aussi la santé, le travail et tout, eheh).

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