Bonjour à vous pour l’article du jour ! Récemment, j’ai regardé le film Haifuri, d’abord sorti au Japon en janvier 2020. Dont, vous l’aurez deviné au titre, je vais vous parler aujourd’hui.

Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que : j’adore les anime moe navaux ! Je jure par la trinité Azur Lane (2019) / Kancolle (2015) / Haifuri (2016) (mes inspirations pour un éventuel light novel), donc ça annonce clairement la couleur : je serai biaisé.

Le but de cet article, outre celui de vous exposer un film qui m’a frappé par sa qualité, sera de vous donner envie de le regarder ! Voire — qui sait — de peut-être vous convertir à une franchise, qui a encore beaucoup à promettre. Je garantis donc à l’avance, que contrairement à d’autres de mes articles, il y aura ici bien moins de spoilers (essentiels, faut bien que j’ai des arguments !).

 

Petit bref sur la franchise

 

 

Opus filmique d’un anime original qu’on doit au studio Production IMS, il convient de noter que ce film est, lui, produit par A-1 Pictures. Pour certains, c’est la preuve d’une concession de la propriété intellectuelle d’un original, ce qui est au final une aubaine pour la franchise (plus vaste qu’à première vue, car il y a derrière le télévisuel un manga, et même un recueil de nouvelles).

En effet, d’après une review par le site Infinitemirai — assez profonde mais qui spoile intégralement le synopsis, donc une lecture à réserver après visionnage et pas avant —, l’anime aurait été chaotique suite à des problèmes de production.

À l’heure d’écrire, j’en suis environ à la moitié de la série : je viens de revoir l’épisode 5, où j’en étais resté sur ma faim, et j’avoue trouver plus de qualité d’écriture à la trame du film qu’à celle de cet épisode en particulier. Et ce n’est pas comme si les épisodes précédents m’avaient particulièrement marqué — même si je me rappelle vaguement d’un ton devenu dramatique, mais c’est le minimum syndical du bouleversement en trois épisodes.

(Oui, car la règle des trois épisodes, d’après l’épisode 3 d’Animegataris (2017), est vraiment quelque chose appartenant pleinement à la culture otaku. Implicitement, il faut qu’en arrivant à l’épisode 3 une progression réelle se soit déroulée dans l’intrigue de l’univers fictif.)

 

Critique de l’écriture

 

Poursuivons. Nous avons un film consistant de 1 h 40. L’écriture est compétente (si je devais noter l’écriture, ce serait sans doute 9/10), l’intrigue amène de façon naturelle deux conflits qui trouveront plus ou moins résolution vers la fin du film. 

J’insiste sur le plus ou moins. Un personnage est introduit comme cherchant quelqu’un qui lui est proche, ce qui a motivé sa venue et ses comportements dans le film, mais on n’en a pas tant appris de plus que ça quant à sa recherche d’un proche quand viennent défiler les crédits. 

Ce n’est pas nécessairement de la mauvaise écriture, que de se garantir assez de mystère pour prolonger la progression d’un personnage dans un potentiel autre opus. Mais ça reste une conclusion ni satisfaisante, ni adroite pour un conflit aussi clé dans le déroulement des événements…

Quant à la progression des personnages : c’est la partie qui m’a le plus plu sur le plan personnages, après les interactions entre ces derniers. Je suis du parti qu’on ne peut pas considérer de simples dialogues, qui sont au final les résultats normaux des sommes de personnalités assez creuses, comme une progression des personnages. Mais ça reste du fan-service moe, et y a une raison pour laquelle je préfère Haifuri à One Piece

En effet, les personnages progressent, et ce au-delà de ce qui est montré dans la série télévisée. Si on prend Mashiro, on lui propose par exemple de devenir capitaine de son propre navire, ce qui est une nette différence d’avec la série. Cette nouvelle donne réinvestit le personnage, et pourrait, qui sait, fournir les bases d’une saison 2 un peu spin-off, où la capitaine au cœur du scénario ne serait plus Akeno, mais cette fois Mashiro.

Les thèmes qu’abordent le film sont assez matures, sans friser le choquant. On y retrouve abordées la responsabilité, la famille, la loyauté. Mais la seconde moitié du film (si on divise par la durée) est nettement plus rythmée (classique, pour un dénouement marquant). Les tonalités sont moins gaies, moins innocentes : par exemple, des scènes d’infiltration et de bataille navale viennent nous réveiller si on s’endormait un peu.

En d’autres termes, le film reprend les éléments réussis de la série, parmi lesquels on peut citer : la dramatisation, l’action, le calme, le mignon. Rire et pleurer, avec un mélange des genres cher aux Japonais.

Comme j’ai déjà évoqué la progression des personnages, abordons un autre thème quant à ce que le film propose de plus comparé à l’anime. L’exploitation d’un univers assez riche, et son expansion. On commence sur un festival culturel, on finit sur la piraterie, et on fait même un tour de l’autre côté du Pacifique. Il y a même un passage anglophone (qui m’a au passage rappelé les Vtubeurs) !

 

Critique de l’audio

 

 

Je n’ai pas fait attention à l’audio tout du long, donc cette partie va peut-être manquer de substance. Mais j’ai quand même quelques choses à en dire. Comme pour la partie précédente, un chiffre expliquera mieux : 8/10.

À un moment de la première partie, probablement pendant les épreuves d’un tournoi, l’OST utilisait surtout des percussions. Cela m’a fait pensé au hip-hop, ce qui est loin d’être ma tasse de café

À un autre moment, quand les bateaux naviguaient, c’était plus les trompettes (ou des cuivres en tout cas) qui étaient à l’honneur. Et là, moi je dis : on peut parler. C’est à ce moment où mon opinion quant à la musique a changé.

Et vers le climax du dénouement, l’opening se met à jouer. C’est un des rares openings que je connais par cœur. Forcément, je sautais de joie. Franchement le moment le plus épique du film ! Je l’attendais depuis le début, et il arrive de façon cathartique, comme pour parachever de merveille ce film génial.

Quant aux doublages, je n’ai pas grand chose à dire. Crédibles, assez colorés. À la limite le passage évoqué plus tôt quant aux lignes anglaises peut-être « maladroites » qui rappellent les Vtubeurs, mais que veut-on ? C’est déjà super d’avoir fait l’effort d’inclure un autre langage, une façon de plus d’étendre l’univers.

 

Critique du visuel

 

 

 

Le plus important pour la fin : le visuel. Il faut peut-être que je clarifie une chose. Pour moi, le visuel d’un anime, ça inclut au moins ces quatre notions différentes : le character design (apparence et poses caractéristiques des personnages), la coloration (comment lumineux, sombre, contrastant… est le film en termes de couleurs), le pacing (le rythme, que ce soit l’animation en tant que telle ou bien les durées de chaque scène et leur succession) puis la qualité artistique du décor lui-même.

Donc, nous parlerons de chaque point évoqué. Le character design. Ce dernier était divers, et riche en personnalité. Un exemple : Suu, le nouveau personnage, est une fille aux cheveux verts et avec une fleur dans les cheveux (exotique). Mon détail préféré, c’était de voir une Akeno aux cheveux longs, quand elle retire ses fleurs-chouchous (?) avant de dormir : ça lui donnait une certaine profondeur, juste par ce décalage d’avec l’Akeno du jour.

Une somme de détails, certes, mais qui contribuent à dire la personnalité de façon implicite. La chance du film, c’est de prolonger un anime assez fortiche sur cet aspect-là ! Même si je n’aime pas vraiment l’anatomie de la franchise en général, que je trouve un peu… plate ?

Quant à la coloration : disons qu’une scène de dialogue importante se déroule au coucher de soleil, tout comme une scène de bataille navale a pour fond la nuit. Le festival culturel, de plein jour, est coloré ; l’infiltration a une coloration rappelant assez Metal Gear. On peut donc parler d’une coloration efficace quant aux tonalités, et à dominante lumineuse.

Pour parler rapidement du pacing : la première partie est presque ennuyante et la deuxième réveille. Autrement dit : l’introduction est détaillée et attentionnée, et la seconde a de l’action — mais prolonge l’univers sans bâcler. 

Les scènes se succèdent sans ellipse majeure ni déconcertante, même si on peut trouver que l’épreuve des combats simulés à laquelle Mashiro et Akeno participent est un peu dépêchée — j’aurais bien aimé en voir plus, ça m’a rappelé quand je jouais à KanColle, mais c’est un jeu automatique, et non pas stratégique comme celui exposé dans le film.

Enfin, la qualité artistique. J’aime beaucoup les décors ! Les cieux, les eaux… Et aussi les bateaux, modélisés en 3D, mais c’est encore ma CGI préférée dans tous mes anime vus, à l’exception peut-être des danses (style Love Live! Nijigasaki pour les vrais qui savent).

 

Le bilan

 

C’est un très bon film, avec une bonne histoire, et qui est accessible même à ceux qui n’ont jamais eu de contacts avec la franchise. Donc une agréable introduction à cette dernière. Malgré tout, il ne faut pas espérer trop de l’anime — mais ne le sous-estimez pas non plus. Je conseillerais donc simplement de lui laisser sa chance d’être lui-même : coloré, original, vivant, et irréductiblement fun ! Donc ce serait, pour conclure mathématiquement, un 8/10 mérité.

Bien que je n’aie pas aimé la musique tout le temps, et que j’aie bien trouvé deux trois trucs maladroits sur de multiples plans, ça reste une de mes références en bons films d’animation, avec le film KonoSuba. Sur une échelle Makoto Shinkai, ça dépasse Kimi no Na wa (on va peut-être me cracher dessus), mais pas Kotonoha no Niwa (les priorités, vive les jambes !).

 

Source de l’image de fond : https://wall.alphacoders.com/big.php?i=695873.

Review du film Haifuri par le site Infinitemirai : https://infinitemirai.wordpress.com/2020/11/14/high-school-fleet-the-movie-an-anime-film-review-reflection-and-full-recommendation/.

 
 
 
 
 

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