Petite présentation du personnage : 

Tsutomu Nihei est né le 1er janvier 1971 à Kōriyama dans la préfecture de Fukushima au Japon. 

Il fait des études en architecture et part aux États-Unis après son diplôme.
Il travaille dans un cabinet d’architectes à New York mais ne parvient pas à percer et retourne au Japon un an plus tard.

A 20 ans, il commence à dessiner et cela lui permet de trouver un travail chez Kōdansha en tant qu’assistant de Tsutomu Takahashi avec qui il travaille sur Jiraishin et Alive.

 

Parmi les mangas qu’il a sorti, je possède (en numérique), ces 4 mangas : 

 
Il s’agit de : 
Abara (1 Tome)
5/10
Aposimz (4 Tomes)
0/10
Biomega (6 Tomes)
5/10
Blame! (11 Tomes)
6/10
Ma réflexion sur Nihei se fera donc à la lumière de ces œuvres-là.
 
Pourquoi parler de Nihei ?
L’auteur se démarque grâce à son style original, empreint d’inspiration occidentale comme Enki Bilal, H.R. Giger ou Clive Barker.
 
J’ai découvert les travaux de Nihei avec Blame! qui sera pour moi une expérience enrichissante sur le style graphique et une déception profonde sur le déroulement de l’intrigue et du mutisme de l’univers de Nihei en général.
 
En effet, s’il y’a bien un aspect que je trouve dommage dans l’univers Nihei c’est qu’il n’a pas encore su maîtriser le bon dosage entre des personnages qui vagabondent sans vraiment communiquer pour arriver à un minimum de trame exploitable par les lecteurs. Mais de quoi parle vraiment Blame! ?
 
Blame!
« Peut-être sur Terre… Peut-être dans le futur… » Telle est la phrase introductive qui fait entrer le lecteur dans le monde du mangaka, un univers post-apocalyptique à plusieurs niveaux qui n’obéit plus aux rares humains encore en vie, qui sont chassés et éliminés par les machines qu’ils ont créées. La cité n’en demeure pas morte pour autant et les « bâtisseurs », immenses robots, continuent d’effectuer leur mission : étendre la ville qui prend des allures d’un vaste labyrinthe sur des milliers de niveaux.
Tel est l’univers de Blame!, qui est encore plus fascinant avec les dessins vertigineux de Nihei, ça doit être son côté architecte qui s’exprime dans ses planches… On ne peux que s’en ébahir : 
D’ailleurs Nihei remporte, en 1995, le prix Spécial du jury de l’Afternoon Four Seasons, avec les prémices de Blame!.
Deux ans plus tard, la nouvelle devint une histoire à part entière, rajoutant un point d’exclamation au titre original.
BLAME! offre à Tsutomu Nihei une renommée internationale, qui lui permit notamment d’être invité au Festival d’Angoulême puis à Japan Expo en 2002. S’en suit Noise, le prequel de Blame! en un tome.

Biomega

Dans son manga sorti après, Biomega, NIHEI explore à nouveau le sujet en étoffant son contenu. Le synopsis est le suivant :

« Les humains ont colonisé la planète Mars il y a 700 ans. La colonie martienne a disparu à la suite de l’étude d’un virus. en l’an 3005, un virus issu de Mars contamine la Terre. Le héros, équipé d’une moto qui possède une IA, a moins de 15 heures pour récupérer une fillette qui serait la clé du remède avant l’anéantissement de l’humanité. »

Contrairement à Blame! ce manga avance à un rythme beaucoup plus rapide. L’action est cinétique et souvent sanglante, Zoichi ne montrant aucun remords alors qu’il tente de trouver Eon. C’est aussi un manga très sombre et gothique, car au moment où il commence, l’humanité est déjà principalement infectée par le N5S.

On prend plaisir à retrouver le style nihei-ien, à savoir de grands paysages architecturaux, des scènes d’action où moto et flingue sont de la partie…

Les antagonistes sont également profondément troublants et assez terrifiants dans leur représentation, car leurs ambitions effrayantes pour l’humanité sont décidément désagréables. 

Bien que Biomega n’ait pas vraiment eu le même genre de traction que certaines des autres œuvres de Nihei au Japon, c’est toujours une assez bonne lecture et a une histoire bien complexe, avec beaucoup de mystère. Il a également un ours qui parle dans probablement l’une des meilleures moto-cascades que vous verrez jamais sous forme de manga. Si cela ne suffit pas, je ne sais pas ce que c’est.

Les fans de Blame ! ne pourront qu’apprécier l’œuvre, d’autant que la fameuse TOA Industries est – ô mystère ! – présente dans les deux mangas.

Abara

Une œuvre visuellement époustouflante d’horreur de science-fiction.

Une vaste ville se trouve à l’ombre de tombes colossales et anciennes, l’identité de leurs bâtisseurs perdue au fil du temps. Dans les rues de la ville, quelque chose s’attaque aux habitants, quelque chose qui bouge plus vite que l’œil humain ne peut voir et laisse dans son sillage une horreur inimaginable.

Le thriller dystopique éblouissant et déchirant de Tsutomu Nihei est présenté ici dans une édition à couverture rigide en un seul volume avec des pages en couleur et des illustrations dépliantes.

Aposimz

Quand au dernier manga, je ne l’ai pas encore lu mais il parait alléchant d’après le synopsis : 

Après le monde cyberpunk de Blame ! et le space opera Knights of Sidonia, Tsutomu Nihei a concu dans Aposimz un univers à la frontière de la dark fantasy et du seinen post-apocalyptique. Le manga raconte l’existence de trois jeunes guerriers parmi les ruines d’une station orbitale ravagée par la guerre. Leur parcours croise le destin d’une jeune fille qui leur donne les clés pour sauver le monde. Entre suspense haletant, péripéties nombreuses et héros attachants, ce premier tome passionne immédiatement, confirmant le savoir-faire imposant de Nihei en matière de science-fiction.

A suivre donc pour un possible complément / review après avoir fini Aposimz.


En tout cas j’espère vous avoir donné envie de lire une des œuvres de Nihei, qui pourrait intéresser quelques uns d’entre vous.

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